La lampe fluorescente, aussi appelée lampe fluorescente compacte ou plus simplement fluocompacte, est une adaptation du tube industriel à un usage domestique. C'est un tube fluorescent émettant de la lumière, dont le tube est miniaturisé, plié en deux, trois ou quatre, ou encore enroulé, doté d'un culot contenant un ballast électronique.

Elles ont les mêmes avantages que les tubes fluorescents linéaires à la différence près que le tube n'est souvent pas interchangeable.

Sommaire [masquer]
1 Avantages
2 Inconvénients
3 Comparaison des coûts
4 Évolution et utilisation
5 Diversité des caractéristiques
6 Fin de vie
7 Références
8 Annexes
8.1 Articles connexes
8.2 Liens externes



Avantages [modifier]
La lampe à fluorescence a deux avantages par rapport à la lampe à incandescence classique :

un meilleur rendement : la lampe à incandescence a une efficacité de 14 à 25 lumens par watt, alors que la lampe fluorescente a une efficacité de l'ordre de 60 à 70 lumens par watt (ainsi une lampe fluorescente de 11 W produira le même éclairage qu'une lampe à incandescence de 40 à 60 W)
une durée de vie de six à quinze fois plus longue que la lampe à incandescence (soit 6000 à 15000 heures contre 1000 heures).
Ainsi, bien que le prix d'achat soit supérieur à celui d'une lampe à incandescence, ses performances élevées en font un produit attractif à l'usage dès le premier achat pour le particulier. À l'échelle d'une nation, le bénéfice énergétique est important.

l'échauffement étant réduit les risques de dégât du à la chaleur sont réduits proportionnellement (incendie, déformation des luminaires, etc ...)

Inconvénients [modifier]
Les inconvénients des lampes basse consommation sont :

Des recommandations d'utilisation potentiellement contraignantes. En effet, les lampes basse consommation sont prévues pour une alimentation stable (pas de variateur par exemple). Sauf certains modèles, certains fonctionnent avec variateur intégré à leur ballast électronique, mais d'autres fonctionnent avec un variateur classique d'ampoule à incandescence.
Elles donnent un mauvais rendement économique par temps froid tel que les conditions hivernales québécoises moyennes. Elles supportent mal les basses températures et doivent être remplacées plus souvent, augmentant du même coup leur coût d'utilisation. Les ampoules LED sont plus efficaces si la puissance lumineuse nécessaire est réduite dans ce type d'application.
La présence de poudres fluorescentes et d'un gaz à base de vapeur de mercure dans le tube, non dangereuses en cours d'utilisation, fait que ces lampes constituent un déchet dangereux nécessitant une élimination particulière. Des services de récupération existent en 2008, mais sont méconnus du grand public (identification par HG), qui devrait rapporter les anciens tubes aux revendeurs.
Les industriels travaillent activement à la modification de la formulation des substances fluorescentes, de façon à rendre lesdites substances recyclables et moins polluantes.
Une lampe fluorescente est parfois encore plus volumineuse qu'une lampe à incandescence de luminosité équivalente.
Elles ne sont pas disponibles (en 2008) dans toutes les formes correspondantes aux lampes à incandescence à volume égal et donc ne sont pas encore interchangeables (lampe flamme, lampe crayon, lampe spot, etc.).
Elles ne sont pas disponibles (en 2008) dans toutes les nuances de finition existantes pour les lampes à incandescence : lampes claires, lampes opales, lampes aux couleurs nuancées, lampes à culot ou partie supérieure argentés, lampes spot à concentrateur, etc.
Du fait de l'électronique qu'elles contiennent leur utilisation n'est pas recommandée en extérieur, pour des raisons de fiabilité et de sécurité : humidité, exposition aux rayons du soleil, différence de températures.
Certaines utilisations de ces lampes ne sont guère avantageuses pour des raisons économiques et de sécurité, en particulier dans les cas où leur destruction accidentelle pourrait induire un risque pour la santé à l'exemple de la baladeuse.
Label « vert » contesté : Présentement, les tubes fluorescents constituent la majeure partie de l’ensemble de ce type d’éclairage. Il y en aurait 300 millions en utilisation au Canada mais, en 2004 seulement 7 % étaient recyclés, comparativement à 80 % en Europe et 24 % aux États-Unis. Les édifices privés et publics utilisant cet éclairage doivent débourser pour l'élimination appropriée de leurs tubes. Chaque tube contient entre 7 mg et 15 mg de mercure, mais de nouvelles recherches devraient permettre leur suppression[1].
Il faut un certain temps (de l'ordre de quelques dizaines de secondes) aux lampes fluorescentes pour atteindre leur intensité lumineuse optimale. Ce qui n'est pas un problème pour les usages prolongés (par exemple dans les pièces à vivre), mais peut être gênant quand la lampe ne sert que pour de courtes périodes (éclairage de couloir ou d'escalier, sanitaires etc).
Le rendu des couleurs (IRC), de l'ordre de 85, est moins bon que celui d'une lampe incandescente. Certaines couleurs sont déformées, car le spectre de la lumière n'est pas complet. Par exemple, le rendu de la couleur de la peau est altéré.
Elles sont émettrices de parasites radioélectriques[2].
En raison de l'absence quasi généralisée de circuits correcteurs de facteur de puissance dans la partie redresseur des ballasts électroniques incorporés dans leurs culots, ces lampes, absorbent un courant très déformé, conduisant à un taux de distorsion harmonique pouvant attendre 150 % et un facteur de puissance très inférieur à l'unité (de l'ordre de 0,5)[3].
Les modèles récents de qualité minimisent les défauts présentés ci-dessus. Les lampes fluocompactes bon marché ne disposent pas de ces évolutions :

Le temps d'allumage est quasi-immédiat pour certains modèles ; pour d'autres, la montée du flux est très rapide comparé aux anciens modèles.
L'allumage et l'extinction trop répétitive de la lampe diminue la durée de vie de celle-ci.
La rumeur d'émission d'UV est fausse car la couche fluorescente de la lampe absorbe les UV et réémet de la lumière visible (morceaux de spectre continu).

Comparaison des coûts [modifier]

Lampe fluorescente compacteLeur prix, comparé à celui des lampes fluorescentes classiques, est assez élevé. Il a cependant fortement diminué et se situait en 2002 aux alentours de 7 euros la lampe de 15 W (équivalent lampe à incandescence de 75 W) pour 8 000 heures d'utilisation environ et plus.

Un tel prix reste toutefois un investissement rentable : leur durée de vie est supérieure à celle des ampoules à filament (dont la durée de vie est souvent inférieure à 1000 h, il faudrait donc les comparer au prix de six à dix lampes a incandescences). De plus, elles consomment 5 à 6 fois moins, divisant par autant la facture d'électricité.
Une étude effectuée par EDF estime que les lampes basses consommation reviennent 2,5 fois moins cher que les lampes classiques en fonctionnement. Le retour sur investissement est bien réel et rapide ; il varie toutefois selon les performances plus ou moins avancées du modèle considéré[réf. nécessaire].


Évolution et utilisation [modifier]
Ces lampes sont apparues sur le marché au début des années 1980, proposées par le groupe hollandais Philips. Elles pénètrent peu à peu le marché des lampes électriques domestiques, dominé par les lampes à incandescence classique et, dans une moindre mesure, par les lampes à incandescence halogène. En 2001, 44% des foyers français utilisent au moins une lampe basse consommation (étude Sofres). Les consommateurs, en ce début de XXIe siècle, de plus en plus sensibilisés, commencent à prendre conscience des enjeux écologiques et économiques que peut représenter l'utilisation de ce type de lampes électriques. Les responsables politiques, quant à eux, sont en pleine réflexion.

En France, l'éclairage domestique représenterait de 0,6 % à 1,2 % de la consommation totale d'énergie du pays en 2006[4].


Diversité des caractéristiques [modifier]
Une lampe d'éclairage est caractérisée par le flux de lumière, le rendement lumineux, le rendu des couleurs (IRC), la température de couleur, la durée de vie, le prix, la forme et la taille, le nombre de cycles marche/arrêt et son impact environnemental.

La famille des lampes fluorescentes est hétéroclite. Les caractéristiques varient de manière importante d'un modèle à l'autre, chaque modèle optimisant telle ou telle caractéristique.

Il n'y a donc pas de valeur standard ou de référence pour ce type de lampe. Par exemple, la durée de vie est de 5 000 heures pour un modèle simple à plus de 20 000 heures pour un modèle sophistiqué. Le rendement lumineux est également variable (du simple au double). La durée de vie dépend également fortement du type d'utilisation (éclairage continu ou intermittent).


Fin de vie [modifier]
Parfois, en fin de vie, le plastique à proximité des bouts du tube fond en émettant une odeur de plastique brûlé. Au cours de la vie de l'ampoule, les électrodes, à force de migrer des électrons pour maintenir l'arc, s'amincissent, augmentant du coup l'effet de résistance et deviennent de plus en plus chaudes. De plus, l'arc se maintient de moins en moins bien. À un moment donnée, le plastique fond et souvent la lampe s'éteint pour ne plus se rallumer. En 2008, un système devrait être ajouté pour bloquer la lampe avant ce phénomène indésirable.

La lampe usagée ne doit pas être jetée aux ordures ménagères, car elle est polluante à cause du mercure qu'elle contient (même si la tendance est à la réduction de la quantité de ce métal), des composants électroniques, du plomb dans le verre ainsi que des dépôts dus à la transformation du gaz fluorescent. Le recyclage de cette lampe dans un circuit spécialisé est donc indispensable pour limiter l'impact sur l'environnement. La plupart du temps, le revendeur reprendra les lampes usagées.